
Réservoirs de biodiversité
Les trames vertes et bleues se déploient sur le territoire communal à travers de nombreux espaces naturels, jouant un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité et la gestion des écosystèmes. Découvrez ces réservoirs de biodiversité, qui constituent des habitats précieux pour la faune et la flore locales.
Les espaces naturels de La Rochelle
-
Le marais de Pampin : un écosystème entre terre et mer
Classé espace naturel sensible, le marais de Pampin s’étend sur 25,2 hectares. Ancienne crique portuaire poldérisée, il a évolué en un paysage varié selon la salinité du sol et de l'eau :
- Prairies inondables et roselières accueillant une faune diversifiée
- Frênaie-aulnaie, refuge pour de nombreuses espèces
- Lagune et pré-salé, interface entre le milieu terrestre et aquatique
Il joue un rôle essentiel dans la régulation des eaux pluviales et l'accueil d'espèces animales variées.
-
Le marais de Tasdon : un espace classé à forte biodiversité
S'étendant sur 124 hectares, dont 82 hectares classés en Zone Naturelle d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF), ce marais est un véritable sanctuaire pour la biodiversité. Ancien site salicole, il présente aujourd'hui :
- Lagunes salées et bassins hydrologiques, abritant des espèces adaptées à un environnement fluctuant
- Roselières et scirpaies, essentielles pour de nombreux oiseaux
- Bois de frênes et prairies rudéralisées, habitats de multiples insectes et mammifères
Retrouvez l'histoire du marais de Tasdon sur la page dédiée.
-
Le site de Chef de Baie : un espace naturel sensible
Situé sur 30 hectares, ce site protégé alterne entre paysages calcaires et boisement de chênes verts. Il offre un panorama exceptionnel sur le pertuis d'Antioche et abrite :
- 19 habitats naturels identifiés, dont 10 remarquables
- 315 espèces végétales et 481 espèces animales recensées
- Deux bâtiments historiques du XVIIIe siècle : la Batterie et la Tour Carrée
-
Le parc Charruyer : un poumon vert en centre-ville
Créé grâce à un don d'Adèle Charruyer à la fin du XIXe siècle, ce parc historique de 40 hectares accueille une faune et une flore variées. Traversé par les cours d'eau du Lafond et du Fétilly, il propose :
- 2 km de promenade paysagée
- Un parc animalier, très apprécié des familles
- Des aménagements en cours, incluant la réfection des allées et la restauration des berges pour favoriser la biodiversité aquatique
-
Le canal de Rompsay : un corridor écologique majeur
D'une longueur de 22 km, ce canal historique relie la Sèvre Niortaise à l'Atlantique. Construit sous Napoléon Ier, il constitue un écosystème hybride entre eau douce et eau salée, accueillant :
- 55 espèces d'arbres et 119 espèces de plantes à fleurs
- 23 espèces de graminées et de carex
- L'Angélique des Estuaires, plante endémique et protégée, présente depuis 2018
Les trames vertes et bleues
Développées dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, les trames vertes et bleues visent à reconstituer un réseau écologique cohérent en milieu urbain et naturel :
- La trame verte correspond aux milieux naturels et semi-naturels terrestres.
- La trame bleue se réfère au réseau aquatique (cours d’eau, mares...).
Ces trames sont constituées de réservoirs (zones où la biodiversité est riche) et de corridors écologiques qui les relient. Les corridors écologiques permettent aux espèces animales, de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer... Au-delà de la survie des populations animales et végétales, les trames vertes et bleues favorisent leur adaptation aux changements climatiques ; elles contribuent également à préserver la qualité de nos paysages.
En milieu urbain, les jardins familiaux et les espaces nature où le citoyen est acteur, déclenchent un processus participatif qui permet de sensibiliser les habitants et de favoriser la continuité écologique du territoire.
Les espaces semi-naturels
En dehors des réservoirs naturels gérés, des milieux semi-naturels sont présents sur la commune. Plantes horticoles et plantes « indigènes » cohabitent ici et ce « laisser-pousser » présentant des aspects champêtres favorise le développement de petits écosystèmes en ville, avec la présence d’insectes et de petits animaux. Ils représentent environ 18 % des espaces verts.
Ces espaces semi-naturels sont des espaces de fauchage tardif, qui s’est progressivement imposée dans l’entretien des espaces verts à La Rochelle. Les jardiniers fauchent, débroussaillent désherbent : il résulte une plus grande diversité de paysages où l’on peut observer, herbes et plantes sauvages, en même temps que le retour d’insectes et d’oiseaux qui avaient déserté notre ville.
Sur le terrain, l’arrachage à la main ou à l’aide d’une binette, les moyens mécaniques et thermiques, le paillage, la végétalisation des massifs et pieds d’arbres, sont les modes d’actions utilisés pour lutter contre les herbes dans les espaces verts. Cette méthode plus réfléchie favorise le renouveau de la biodiversité locale.
En images
Dernière mise à jour : 07 mars 2025
Localisation
Service patrimoine naturel et arboré
8 place Jean Baptiste Marcet La Rochelle